• Vogue Travel, automne 2013

    Vogue Travel, automne 2013

    C'est en voulant se faire fabriquer un sac sur-mesure qu'Edwina de Charette s'est aventurée sur le chemin de La Contrie. Confrontée à des réponses obtuses face à une demande simple, son incursion dans le domaine des fournisseurs s'est transformée en vocation. Au flair, elle choisit les peaux proposées par l'un des meilleurs tanneurs de France. Sa vision se peaufine : elle veut du sobre mais surtout de l'introuvable. La Contrie devient sa signature et elle ouvre sa boutique atelier rue de la Sourdière. Là, des artisans qu'elle a du mal à trouver oeuvrent sur des machines à l'ancienne mais montent la quasi totalité des sacs à la main. Ainsi, Edwina découvre le plaisir de transmettre à ses clients l'unicité permise par le détail. Et la patience : "Certaines peaux sèchent à l'air libre, donc s'il pleut…". Séduits par la précision des souhaits, certains deviennent des habitués. "Je leur demande des détails personnels, la tonalité de leurs manteaux en particulier. J'arrive à percevoir les adeptes du barenia, un cuir qui va se patiner avec le temps. Ou ceux qui vont pencher vers un grainé qui ne bougera jamais." Et qui tous se retrouvent autour de ce désir de porter au bout du bras un objet singulièrement éternel.

    par Domino Lattès